Je n'avais pas eu l'idée de le faire si petit avec Z, mais c'est en fait très marrant de lire des livres à un nourrisson. Mine de rien elle regarde les formes, il y a du mouvement quand on tourne les pages, et puis quand on ne sait plus trop quoi dire, quoi chanter, il suffit de lire ce qui est écrit, de commenter...
mercredi 17 février 2016
mardi 16 février 2016
lundi 15 février 2016
Message d'un frère à sa petite soeur
Ils vivent l'un à côté de l'autre, elle le regarde souvent avec attention, il ne s'intéresse pas trop à elle. Il me dit quand elle pleure, il me prévient qu'elle a craché, il se bouche les oreilles quand elle pleure. Il ne veut pas trop qu'elle aille sur son lit parce qu'il a peur qu'elle vomisse dessus, il ne veut pas prendre de bain avec elle, il se bouche le nez quand je lui change la couche (c'est limite si il ne s'essuie pas la main après l'avoir touchée). Bref, pour l'instant ce n'est pour lui qu'un petit bébé qui pleure quand il veut écouter des histoires, qui lui prend sa maman quand il veut jouer avec elle. Et pourtant, au détour d'une conversation il va nous montrer toute l'attention qu'il a pour elle, au fond. Il lui fait des dessins (depuis le premier jour), des marque-page "pour quand elle saura lire", et puis surtout ce petit message qu'il lui a écrit et que je garde bien précieusement :
"JE...TÈM...MA...SER...CHERI".
Alors moi je dis, elle a le plus chouette frère de la planète !
samedi 13 février 2016
Les jolis mots
Minuit, depuis son lit :
"Maman ? qu'est ce que je peux faire ? je m'ennuie".
(je monte : il dort)
*
Z taille des crayons et regarde les épluchures sur le carrelage :
"Je suis l'automne du crayon"
*
Il va regarder le dessin animé Merlin l'Enchanteur :
"Est-ce que Merlinlan c'est un chanteur ?"
*
A la boulangerie il dit qu'il est fatigué parce qu'il a beaucoup marché, tout en regardant une dame comme si il s'adressait à elle. En sortant :
moi - tu parlais à la dame dans la boulangerie ?
Z - non je me parlais à moi-même
moi - mais parle dans ta tête alors
Z - mais non sinon si je parle dans ma tête je m'entends pas
*
A sa petite soeur :
"Quand tu seras grande papa il va te gronder. Mais t'inquiète pas tu seras pas toute seule, il me gronde aussi."
*
Fâché, à moi :
"De toutes façons je m'en fiche de toi. Je vais te dire quelque chose que tu veux pas que je fasse : c'est changer de parents. Parce que j'aime pas quand vous vous fâchez contre moi pour rien."
*
Pendant plusieurs jours il a inventé des 'contraires', nous demandant : tu sais ce que c'est le contraire de... ?
Son papa lui a expliqué qu'il ne pouvait pas y avoir de contraire d'objets, que les contraires c'était pour les concepts, comme grand, petit, mais qu'il n'y avait pas de contraire pour une chaise ni pour les cheveux. Peu importe, il a continué à explorer cette dimension, en voici un peu :
"le contraire de 0 c'est infini
le contraire de droit c'est tordu
le contraire de couteau c'est fourchette
le contraire de voiture c'est avion"
*
Baptême :
- Papa toi tu t'appelles Bâtisse
- Baptiste tu veux dire ?
- Non Batisse. et moi je m'appelle Soleil. Maman elle s'appelle fleur, et C. elle s'appelle Belle
*
Il trouve une pièce de 20 centimes d'euro par terre dans la maison :
"Oh une pièce je vais la jeter à la poubelle".
*
La suite des devinettes :
Z - Est ce que tu connais encore plus clair que blanc ?
moi - Transparent.
Z - Oui ! Et plus clair que transparent ?
moi - …
Z - Invisible.
*
Sur le chemin des courses :
moi - On va aller acheter du champagne.
Z - On va acheter du champagne à la boucherie ?
moi - Non y'a pas de champagne à la boucherie
Z - Ah je sais ce qu'on achète à la boucherie : des cartes de stationnement
*
Avec sa main qui part du sol et qui commence à monter il m'explique la vie :
Z - on grandit, comme ça, (il monte sa main en l'air) on est un bébé, un enfant, un adulte et puis après (il redescend sa main comme on redescend une montagne) après on vieillit, (il descend plus bas encore) et après (il arrive au sol) on est mort.
moi - ah oui ça redescend comme ça quand on est vieux ?
Z - bah oui parce que les vieux ils redeviennent petits.
vendredi 12 février 2016
Grenouille et tamanoir
Un de mes endroits préférés de la maison : ce bout de tiroir sur lequel Z a accroché le masque que son oncle lui a ramené d'Indonésie, et l'autocollant sur lequel il a dessiné un éléphant qui selon moi ressemble à un tamanoir.
jeudi 11 février 2016
Le papa
Le papa est celui qui coupe les ongles, c'est celui qui apaise sa fille avec de bons massages aux pieds, c'est celui qui a pris Z dès ses premières semaines sur son genou gauche pendant qu'il jouait du piano, puis quelques années après de la même façon sa petite fille. Elle reste volontiers devant les touches blanches et noires, à regarder les doigts tapoter et filer dans tous les sens. Et quand elle pleure très fort, le papa qui est moins sourd que la maman enfile ses boules quies pour pouvoir s'en occuper sans craindre pour ses tympans.
mercredi 10 février 2016
Première robe
Une jolie petite robe décorée au points de croix dans notre boîte aux lettres m'a donné envie de sortir mon appareil photo pour en envoyer en remerciement à ma tante qui a de bien bons goûts. C'est du 6 mois mais on retrousse un peu les manches, et on imagine déjà la petite fille qu'elle sera.
mardi 9 février 2016
La vie entre les pierres
Un lieu qui permet des parties de cache-cache, qui est plus calme d'un parc, qui ravit les yeux avec des sculptures étonnantes, qui introduit des discussions importantes, qui nous offre en même temps un bain de culture : le cimetière tout près de chez nous. On y croise les tombes de Gainsbourg, César, Beaudelaire, Demy, de dessinateurs ou de philosophes. Et des petits cailloux blancs déposés là pour signifier que l'on est passé.
lundi 8 février 2016
Les matins qui sourient
Mes sourires préférés ce sont ceux qu'elle fait au réveil, au premier regard échangé. C'est comme découvrir les premières fleurs qui annoncent le printemps, entendre des oiseaux chanter en plein Paris qui me font me souvenir des sons du jardin de mon enfance, ou voir le soleil se lever. C'est tout ça à la fois et bien plus encore. C'est la joie sans condition, la légèreté innée, sans le poids d'hier ni l'appréhension de demain, sans dérogation.

dimanche 7 février 2016
Loin de la pollution
Un week-end à la campagne, avec :
3 enfants
1 grand-mère
1 maman
beaucoup de pluie
6 petits degrés dans le salon à notre arrivée
un poêle à bois qui fait remonter le thermomètre
des jeux des jeux des jeux
des arbres en fleur beaucoup trop en avance
de la musique et de la danse
des repas à la chandelle
pas mal de bêtises entre cousins
des balades entre les gouttes
et ces mots d'enfants :
- à la campagne il y a de la pollution
- ah bon ?
- oui il y a la voiture de georges (un voisin du hameau de 20 habitants)
- et aussi le poêle à pétrole. Ça pollue le pétrole.
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