mardi 9 décembre 2014

Une dame


Un soir en se lavant les dents, j'attrape un élastique que je mets sur la tête de Z, il se regarde dans le miroir et ça le fait éclater de rire, cette couette toute droite. Alors on continue à se déguiser : les boucles d'oreille, le "tire-cheveux", le collier de nouilles et la broche en fleur. "Je ressemble vraiment à une dame !", il n'arrête pas de dire. 




Ah, ça va mieux !

lundi 8 décembre 2014

Premier ouvrage


Cette écharpe fermée réalisé au crochet pour Z qui n'a pas le droit aux écharpes normales à l'école, il a vraiment une tête déglinguée de premier ouvrage, mais il me plaît ! "C'est pas une écharpe maman, c'est un cache-cou"

C'est doux, c'est neuf ?


Une petite machine à laver pour Z, avec boutons qui tournent, et même lumière à l'intérieur. 



"On peut garder le rond pour faire un frisbee"


dimanche 7 décembre 2014

Veilleuse



Pour changer l'habitude de Z d'avoir toujours une petite lampe allumée pour s'endormir, j'ai choisi une version moins consommatrice : la peinture phosphorescente. J'avoue c'est un plagiat, mais l'originale coûte un bras. Pendant l'histoire et le câlin on laisse le petit coussin charger tout près de la lampe de chevet, et quand on éteint la lumière, c'est au tour de l'ampoule en tissu de prendre le relai. 


samedi 6 décembre 2014

Lion-soleil


Pour égailler ce pull j'ai tenté pour la première fois le dessin à la machine à coudre sans préparation. J'ai donc cousu les traits des yeux, de la bouche et des joues à l'aveugle, sans n'avoir rien dessiné au préalable. Ça lui donne une drôle de tête à mon lion-soleil, mais après tout pourquoi pas ? 





vendredi 5 décembre 2014

Plein les oreilles


Une idée soufflée par une instit rencontré il y a quelques semaines pour un boulot m'avait bien plu, je l'ai donc fait avec Z : fabriquer un Loto sonore. Le principe : on enregistre des sons (nous, on s'est limité aux sons de notre maison), et il faut, en les réécoutant dans le désordre, les reconnaître et placer la carte représentant le bon son sur le visuel correspondant . On a donc passé en revue tous les sons des placards, machines, objets, jouets, Z s'est transformé en parfait ingénieur du son. Il a aussi proposé quelques sons bien à lui qu'un novice ne pourrait pas reconnaître : sa main qui frappe contre un miroir, faire du bruit avec le plastique des lunettes de piscine, appuyer sur les petits boutons du gyrophare qui ne fonctionne pas de son vélo, telle ou telle petite voiture qui roule...
C'est rigolo de voir comment on reconnait précisément le moindre interrupteur ainsi que les grincements particuliers de tel ou tel placard. Marrant aussi de voir qu'une fois isolés certains sons ne sont plus du tout reconnaissables. 







jeudi 4 décembre 2014

Le véritable voyage de découverte

J'aime toujours autant ces balades avec Z dans des quartiers parisiens, ces promenades banales qui se transforment en épopées, en réelles découvertes. (C'est le moment de sortir la jolie phrase de Proust qui est mon mantra en ce moment : "Le véritable voyage de découverte ne consiste pas à chercher de nouveaux paysages, mais à avoir de nouveaux yeux.")
Sur ce trajet en bus pour chercher un nouveau vélo pour Z, j'ai vu à travers ses yeux :





> Que la ville pouvait se transformer en jungle quand les immeubles se reflètent sur la vitre de l'abri-bus. 


> Que choisir deux chaussettes différentes en s'habillant le matin ça peut être une bonne idée. 


> Que se promener avec un enfant c'est un peu comme se promener avec un chien : les personnes âgées t'adressent toujours la parole. De cette dame, on a su le nom de ses petits enfants, et quelques détails sur sa vie.


> Qu'on trouve toujours des trésors sur les trottoirs. Sans enfant on oserait pas forcément les ramasser ni jouer avec - par contre avec un enfant, tout est crédibilisé. On peut même chanter dans la rue, sautiller à cloche-pied. C'est étrange qu'il faille un enfant pour rendre ces attitudes invisibles, sans remous. Enlevez l'enfant à vos côtés, on vous regarderait comme l'idiot du village.  

mercredi 3 décembre 2014

Avent


Petit calendrier de l'avent bidouillé le 30 novembre à minuit pour que le lendemain à 8h Z puisse ouvrir la première fenêtre : un hibou perché dans un arbre habite au grenier !





mardi 2 décembre 2014

Les gâteaux et la liste


Un week end sans ses parents, à l'aventure avec son cousin et son oncle dans la maison de campagne. Il est parti avec ces desserts dans son sac, et puis avec ses bottes, ses chaussons dépareillés, son doudou, un change, sa brosse à dents. Pour faciliter le boulot de l'adulte qui s'occuperait de lui, j'ai ajouté une petite liste dessinée de ces 5 ou 6 choses à ne pas oublier à remettre dans le sac. J'ai briefé Z avant de partir en lui montrant les dessins et lui expliquant qu'il pourrait vérifier qu'il a bien tout pris avant de partir. Erreur ! Je m'en rends de plus en plus compte, ce petit bonhomme prend tellement les choses à coeur qu'il ne faut pas trop lui en demander, tant il s'impose déjà tout seul une rigueur parfois étonnante : en partant en rer rejoindre les autres il ne voulait plus quitter son bout de papier, la gardant dans la main. Le lendemain soir il m'a rapporté qu'il avait pleuré le matin au réveil parce qu'il avait peur d'oublier quelque chose de la liste. 
Ça m'a rappelé les propos du "quelqu'un" qui nous a aidé à surmonter  et résoudre le problème de constipation chronique de Z cette année : il nous a dit de faire attention à ce que notre enfant, aussi mature soit-il pour son âge, ne soit pas pris dans des enjeux d'adulte. Cette phrase résonne en moi depuis. Z m'a l'air en effet tellement responsable, prévoyant, qu'on a tendance à oublier qu'il n'a que 3 ans et demi. Sa précision parfois, sur les mots ou formules. Moi, le matin : "tu te déshabilles ?" lui : "tu veux plutôt dire que j'enlève mon pyjama ?". Il me reprend toujours sur des formulations (sans parler des gros mots). Il parle parfois comme dans un livre "oh, quel jo-li escalier en pierre !" disait-il l'autre jour. Il conjugue les verbes presque à la perfection, et depuis quelques jours dit même je NE sais pas. Ses chaussons, il les met dès qu'il quitte son lit même si c'est pour nous rejoindre en pleurs la nuit après un cauchemar. Ces questions sur les mots, sur les nombres, ses petits calculs mentaux ou déductions, les syllabes qu'il reconnaît dans les livres et sait déjà prononcer, cette mélodie au piano qu'il mémorise et rejoue avec tous les doigts et pas seulement l'index. 
Tout cela me fait parfois un peu peur, et notre boulot, à nous parents, c'est de lui permettre au maximum d'être un enfant, avec des soucis d'enfant, et de repousser les tracasseries à plus tard, le plus tard possible ! Comme toujours, trouver la balance entre aider à grandir, autonomiser, et préserver l'innocence, la spontanéité du petit enfant. 

lundi 1 décembre 2014

Bougies


Avec la nuit qui déborde sur le jour, on utilise beaucoup de bougies en ce moment à la maison. 
Voici deux photophores tout simples à faire : il suffit d'imprimer un dessin ou une photo sur du papier calque. J'ai choisi un de mes petits bustes, et un dessin où il avait représenté ses deux ânes : l'original, perdu cet été, et le deuxième, celui qui était un tout petit peu plus doux que l'autre puisque réservé à la nounou pendant plusieurs années. Il a donc dessiné celui qui est avec lui à gauche, et à droite celui est parti voir la mer.