dimanche 10 mai 2015

Télécommandée


Il l'a eue sa voiture téléguidée dont il rêvait ! Son grand-père qui ne se fait pas appeler grand-père lui a offert, et Z est ravi. 
On a organisé un parcours avec des kapla dans le salon, on y a participé tous les trois, avec un système de ponts à traverser sans le faire tomber, des niveaux et des difficultés grandissantes, et c'était pas de la tarte. 







samedi 9 mai 2015

Un dimanche à Paris


En vadrouille dans Paris un dimanche d'avril ensoleillé, on a pris une grenadine en terrasse, on a réparé des voitures à la Cité des enfants, pris un goûter sur la pelouse de la Villette, retrouvé M. au bord du canal pour un concert sur une péniche, rencontré des choses insolites comme un poteau géant, un ballon sous un essuie-glace ou des reflets dans des flaques d'eau. Les yeux grands ouverts, dans le métro, dans la rue, sous le ciel bleu de Paris. 













vendredi 8 mai 2015

Trois jours dans la Drôme #3


"On a fait un gros sac à dos chacun pour aller faire du camping. Je t'ai aidée à faire la tente. Les sardines c'est en dernier c'est pour planter la tente. Et après pour l'enlever on la détruit : on la construit tout à l'envers. On a mangé une pizza et on est allé aux jeux où j'ai rencontré un nouvel ami : un bonhomme aux cheveux jaunes qui s'appelait Maël. On a pris une douche chaude, au début elle était froide. J'ai appuyé parce que je pensais que c'était la chasse d'eau et la douche m'a coulé dessus tout habillé. Moi j'ai ouvert la fermeture éclair de la tente et on a pu s'installer dans nos sacs de couchage". 

Le deuxième soir on a quitté nos amis, traversé le pont au dessus de la Drôme pour rejoindre le camping et vivre une petite aventure à deux, et c'était chouette !








jeudi 7 mai 2015

Trois jours dans la Drôme #2


"On a fait de l'escalade dans les hautes-montagnes puis une petite escalade trop facile. J'avais un ouistiti pour la sécurité de la montagne. Faut jamais poser ses genoux quelque part. J'avais un casque, ya des cailloux qui tombent. A la fin la petite escalade c'était trop facile je pouvais monter sans corde. Après on a pris de la force."

Première escalade avec matériel et moniteur professionnel !
Z a adoré monter, pas aimé descendre, et mon coeur a fait des bonds plus hauts que le sommet en le voyant s'éloigner sur ce flan de montagne. 





mercredi 6 mai 2015

Trois jours dans la Drôme #1


Escapade à deux pour les premiers jours du mois de mai : on est allé au bord de la rivière de la Drôme retrouver des amis et ce joli village que Z avait déjà vu bébé pendant nos tournées d'été. Marché, soleil, balades, montées des innombrables marches qui mènent à la Tour qui surplombe le bourg médiéval dont Z a voulu absolument voir le drapeau bleu/blanc/rouge de tout près, et on l'a fait !




















mardi 5 mai 2015

La reprise

Après des vacances anticipées, Z a dû reprendre le chemin de l'école : tout a l'air difficile le premier matin. Le réveil de 7h40 est totalement hors-sujet alors qu'il est en plein rêves. Il se roule en boule pour mieux continuer sa nuit. "La maîtresse elle va me marquer absent", il me dit assis en tailleur sur sa couette une fois les yeux ouverts. Devoir s'habiller semble aussi compliqué que de prononcer une phrase en Albanais. Il ne veut rien avaler pour le petit déjeuner, tout est à négocier, et c'est dans les larmes qu'il franchit la porte de la maison, à l'heure où celles de l'école vont déjà presque fermer. 
Sur le trottoir qu'on suit jusqu'au bout avant de traverser la route, je lui chante "en sortant de l'école" des Frères Jacques, notre rituel du matin quand on court pour arriver avant d'être vraiment trop en retard. Mais rien à faire, une fois dans la classe il ne veut pas lâcher ma main, et le fait qu'il ne mange pas à la cantine ce jour là n'y change rien. 
Alors pour ce mardi, deuxième jour d'école, je me suis dit qu'il fallait trouver autre chose que les mots, que les gestes habituels, que la chanson. Je l'ai prévenu la veille au soir : demain matin, on s'habille tout de suite et on va prendre le petit déjeuner au café qui est devant l'école. L'idée a paru lui plaire. Et c'est en regardant par la fenêtre tous les parents arriver à la queue leu-leu à toute vitesse avec leurs enfants devant l'école qu'il a tranquillement savouré son pain au chocolat et son chocolat-chaud-avec-une-paille, assis sur sa chaise et les yeux encore un peu fatigués. Il a apprécié de ne pas devoir débarrasser la table du petit déjeuner "nous on est pas des débarrasseurs de restaurant" et il a trouvé le garçon de café très gentil, il me l'a dit en sortant. C'est sereinement ET avec un grand sourire qu'il a lâché ma main une fois dans la classe - c'est arrivé une poignée de fois depuis qu'il est à l'école. Et avant que je parte il m'a dit fièrement qu'il allait raconter à sa maîtresse que ce matin on était allé prendre notre petit déjeuner au café tous les deux.