La cabane sur la trappe qui mène à la cave, le nid sous les couvertures, le refuge au pied de mon bureau et sous les plantes, avec à côté le carton plein de tupperware. Cette photo que je trouve très jolie garde tout son mystère : c'est son papa qui me l'a envoyée un mercredi après midi où je n'étais pas là, et je n'ai pas demandé pourquoi / comment / combien de temps / tout ça s'était passé. Tout ce que je sais c'est qu'il devait être bien confortable dans ce palais de bouts de laine - mais quand-même, pourquoi les tupperware ?
mardi 10 février 2015
lundi 9 février 2015
dimanche 8 février 2015
Sans compromis
"On reprend au A ? Après l'intro ? J'aime bien le pont."
Tous ces mots dans la bouche de Z, c'est leur langage à tous les deux pour se repérer dans tel ou tel morceau, comme des signes de leur univers qui appartiendrait au duo, fait de swing et de rythmes latins. Z en redemande et est toujours fier de me montrer ce qu'il a appris, quand je rentre et qu'ils ont passé un temps tous les deux. Ce qui est drôle c'est qu'il est très concentré, faisant mille têtes montrant la maitrise de ce qui est en train de ce passer, et à la fois capable de s'arrêter au milieu d'un morceau pour finalement enlever le chapeau qu'il avait mis, ou ramasser un truc qu'il aperçoit par terre, ne donnant pas plus d'importance au fait de ne pas s'interrompre dans le jeu, qu'à celui de simplement faire ce qui lui plaît au moment où ça lui plaît. Cet aspect décousu des gestes accomplis, cette vision anarchique sans compromis et aux échelles de valeurs si différentes de celles du monde adulte me touchent au plus haut point. Reste comme ça longtemps mon chtoupitouk !
samedi 7 février 2015
Les animaux imaginaires
Dans un catalogue de programmation d'un théâtre il y avait ces animaux bleus coupés en deux et mélangés en créature hybrides : une tête d'hippopotame avec une queue de girafe, un derrière de cheval et une tête d'autruche... J'ai détouré les animaux, les ai recoupé en deux pour ne leur laisser qu'un côté et on les a tous collé sur une feuille : on s'est ensuite amusé à compléter la partie manquante. Z a ajouté les visages et les pattes, moi une queue de poisson à l'éléphant qui a vite trouvé quelqu'un pour colorier ses écailles.
C'était d'autant plus drôle que Z a découvert récemment un de mes livres d'enfant, "le croguphant" où il s'agissait déjà de mélanger les différentes parties du corps des animaux, formant en même temps de nouveaux noms imaginaires.
vendredi 6 février 2015
Douce comme une vache
"C'est toi la plus douce du monde parce que t'es une femme. J'aime bien le doux. Les vaches c'est doux. Les chiens aussi c'est doux".
Et c'est le même qui m'a dit il y a deux jours après que je lui demande de nettoyer le tapis sur lequel il avait fait une trace de feutre "Je suis plus ton fils".
jeudi 5 février 2015
Acrobaties
Des acrobaties ou de l'équilibre pour Z, du yoga pour son papa, ils inventent des positions à deux et y trouvent tous les deux bien leur compte. J'aime le voir perché là haut, chargé de confiance.
La plus drôle reste pour moi celle qui suit, où Z se retrouve vertical la tête à l'envers tenant par la seule force de ses bras, et redescend de là tout souriant comme si il ne s'était rien passé.
mercredi 4 février 2015
L'école buissonnière
De la neige, du soleil, des jeux à n'en plus finir pour les deux cousins, une complicité de plus en plus grande entre celui aux yeux bleus et celui aux yeux marrons, des nuits à jouer à "pied-pied" dans le même lit, des histoires racontées tête contre tête avec leurs mêmes cheveux tout droits sur le front, une fabrication d'un mémory, les oeufs du poulailler voisin, des feuilles remplies où chacun dessine des bonhommes à sa façon, des délires sous la table à arracher les pages du bottin, quelques jours d'école buissonnière...
mardi 3 février 2015
J'ai rêvé
"Cette nuit j'ai rêvé d'une nouvelle "Cité des enfants". Il y avait un piano, des contrebasses, un déguisement de renne (ou reine?) avec un avion collé dessus, un avion tout seul, des pianos avec des marteaux, des pianos sans marteaux, et un camion de pompier."
"Cette nuit j'ai rêvé que papa et moi on sortait par la cheminée. Ensuite on allait dans le désert. Il y avait plein de petites plantes."
lundi 2 février 2015
Fabrique ton éponge
Trouvé sur ce blog qui parle de récupération / bidouillage, une idée pour fabriquer ses éponges lavables. On ne s'arrête plus dans cette maison ! Z et son papa se sont occupés de fabriquer le petit métier à tisser ultra simple qui permet de fabriquer ses éponges. Dans des manches de vieux tshirt, dans les chaussettes ou collants, on découpe des anneaux qu'on passe dans les clous, et puis on passe, au dessus, en dessous, et hop ! Z était ravi de se servir pour la première fois du marteau.
Prochaine étape (et j'y pense depuis des mois) sortir une bassine et une bâche, et proposer à Z d'apprendre à laver la vaisselle ! Je me dis que tant que son âge lui permet de tout prendre pour un jeu, c'est le moment de s'amuser un peu.
dimanche 1 février 2015
La grosse copine est venue pour le goûter
Il faut dire que juste avant que J. n'entre chez nous pour sa première invitation à prendre le goûter, on était tous les trois en "conseil de famille", sorte de sommet extraordinaire genre cellule de crise de l'ONU, moment nécessaire quand vraiment Z dépasse les bornes - et c'était le cas ce jour là. Remettre les points sur les i les yeux dans les yeux, tout en se remettre en question en tant que parent, lui dire que l'on comprend que telle ou telle chose ai pu être difficile pour lui... sentir Z émotionné par tout ça et tellement touché qu'il continue à feindre qu'il est dur comme un roc... tout à coup toc toc toc la copine arrive, mais lui est dans une autre dimension, celle de la colère, tout enfermé en dedans. Il met du temps à sortir de sa cachette, il met du temps à bien vouloir partager, à bien vouloir être agréable.
Et puis après plein de refus pour participer à ce que faisait J, il capitule finalement (ou il gagne, ça dépend de quel côté on se situe) et ça devient la grosse fête. Ouf !
En plus d'être copains/copines, il ont au moins 2 points communs : leurs papas font le même métier et leurs doudous sont tous les deux des ânes.
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