samedi 8 mars 2014

Au travail



Z me suit dans mes rencontres et rdv pour le boulot. Il apprivoise les personnes avec qui je travaille, les fait courir et jouer à cache-cache, leur raconte parfois des histoires qu'il invente. La dernière fois je l'ai vu raconter à quelqu'un une histoire où quelqu'un allait se baigner dans la mer, la trouvait trop froide, et alors un monsieur lui dit "bah t'as qu'à mettre de l'eau chaude" et alors il va chercher de l'eau chaude dans la salle de bain.  

Il suffit d'un petit moment de complicité, qu'une personne joue un peu avec lui, pour qu'il me déclare ensuite que c'est son copain. Je trouve ça très touchant. 


Séances de travail à la médiathèque. 





Z "paie" les livres avec le bip, programmé pour faire des sons rigolos depuis les codes-barre. 


vendredi 7 mars 2014

La maison de Paris

"La maison de Paris", Z ne veut pas la quitter le dimanche soir, et en parle quand on y est pas. 

Comme on y passe peu de temps en ce moment, 
j'essaie qu'il en profite bien, 
de la maison et aussi des alentours. 

Alors le week-end dernier a été encore bien rempli. 

Un petit-déjeuner dans notre parc pour voir toutes les nouvelles fleurs qui étaient sorties, les arbres qui d'un coup sortent de leur anonymat. On découvre un cerisier ici, des mimosas là. 
On en ramène quelques brins. 

Il retrouve sa batterie, et le "grand livre blanc" dans lequel il aime faire ses dessins, allongé à plat ventre sur le tapis.

Ménagerie du Jardin des Plantes, où il veut vérifier si les flamant-roses ont des masques comme dans le livre de Mamisa, et où il s'inquiète de toutes les odeurs différentes des animaux (près des serpents et des grenouilles, il se bouche le nez en grimaçant, presque en larmes il dit "mais ça sent quoi, là?") puis on s'assied à une terrasse au milieu des touristes pour manger une glace sur la place de la Contrescarpe.

Sur le chemin de retour je l'ai vu dans mon rétroviseur s'endormir à l'arrière de mon vélo, 
sous la pluie en plus : du jamais vu. 

Visite d'une expo avec de la danse dedans à Pompidou, Z bon spectateur, curieux comme savent tant l'être les enfants. Marcher près de la Seine au milieu des mouettes, et se faire porter sur les épaules de son papa même s'il n'est jamais rassuré de se trouver d'un coup si grand. 









jeudi 6 mars 2014

Les petits cailloux


Ramasser des graviers devant la maison, les peindre, 
les laisser sécher, et encore gribouiller dessus. 






mercredi 5 mars 2014

Il fait pas beau


Z s'amuse souvent à dire le contraire de ce qu'il voit, alors avec tout ce soleil du début de mois de mars, 
ce manteau qu'on a pu laisser à l'intérieur, 
il a bien sûr dit qu'il y ne faisait pas beau. 

On a profité de la douceur du matin, du vélo et de la cour, des graviers à déplacer, à mettre dans le seau, à renverser, et devant les derniers rayons du soir on a sorti nos aquarelles. 

Les pantalons de Z ont séché dehors 
sur les cordes du jardin, pour la première fois. 














mardi 4 mars 2014

Les jolies phrases du 21 février


Le 21 février, j'ai noté tout ce qui me faisait rire dans ce que Z me disait. Et sûrement que j'en ai oublié. 

***

Z - aïe tu m'as fait mal
moi - oh pardon
Z - t'as pas fait exprès ? 
moi - non j'ai pas fait exprès.
Z - D'accord. Parce que c'est obligé de pas faire mal aux gens. 

***

Il joue avec deux petits animaux en plastique, un poisson qui a la bouche en avant, et un dinosaure qu'il prend pour un kangourou :
"Le poisson il a la bouche pleine alors il peut pas dire kangourou. il dit kkkangggggggggoo." 

***

Dans la rue : 
"Il pleut plus. Heureusement, sinon on aurait plongé dans l'eau. Et j'aurai bu la tasse." 

*** 

Je lui montre Anatole qui est propre, je lui dis que je viens de le laver dans la baignoire et que l'eau était toute grise. Il me dit :
"Il faut pas boire l'eau du bain quand elle est grise". 

lundi 3 mars 2014

Le quart d'heure de folie


Un point commun entre les enfants et les chats : ils vivent des quart d'heure de folie. Les chats courent au plafond, et les petits garçons inventent une litanies qu'ils chantent en choeur comme s'ils la connaissaient depuis toujours alors qu'ils viennent juste de l'inventer. 

L'autre soir, Z et son copain G ont commencé à attraper une ferme en plastique qui pesait bien 3kg, la transportant dans toute la maison comme en déplaçant une relique dans un défilé, chantant en boucle "dansons la capucine" et posant ensemble la ferme par terre quand à la fin de la chanson ils disaient "youh!" manquant à chaque fois de s'écraser les orteils tant ils mettaient de l'énergie dans leurs mouvements.

Ensuite ils ont montré leur bidon en criant "des gouters, des gouters", ou bien "dégoûtés, dégoûtés", on peut pas savoir. 

La maman de son cousin A me racontait un trip d'un autre moment où il s'agissait cette fois de faire rouler des voitures sur les joues en tournant sur soi-même, et en criant "bouillotte bouillotte". 

dimanche 2 mars 2014

Deux explorateurs


On a eu de la visite dans notre bourgade du nord, 
les deux petits se sont entendus à merveille.
Tous les matins Z se réveillait en me disant 
"c'est mon copain, Gabriel"






samedi 1 mars 2014

Vendredi nomade


Abancourt > Cambrai en voiture
Cambrai > Lille en train
Lille > Croix en métro

choisir des fleurs avec des drôles de boules de couleur,
faire la surprise à Mamiline 
en l'appelant quand on est à deux pas de chez elle,
retrouver aussi une tante, des grands-parents, des cousins.
Une petite réunion de famille improvisée un vendredi de pluie.

Croix > Lille en voiture
Lille > Paris en tgv
Gare > Maison en RER, puis à pied

dormir dans le tgv, 
aller au mcdo-une-fois-n'est-pas-coutume
et regarder mary poppins au chaud sous une couverture
avant de s'endormir en disant "on a fait plein de choses, au bout d'un moment on est très fatigué".